On nous répète que l’euro est « solide », « irréversible », « trop important pour tomber ». C’est précisément ce que l’on disait de toutes les grandes monnaies artificielles avant leur effondrement. Derrière les discours rassurants se cache une réalité brutale : une monnaie sans nation, sans souveraineté politique réelle et maintenue en vie par la dette et l’inflation n’a jamais survécu dans l’Histoire. L’euro ne fait pas exception. Il suit simplement, avec retard, le même chemin que ses prédécesseurs — et ceux qui refusent de le voir ne défendent pas la stabilité, ils défendent leurs intérêts.
par Ludovic Malot, économiste et entrepreneur
Il faut sortir de la langue de bois :
l’euro n’est pas une monnaie fragile, ni un projet imparfait à réformer.
C’est une construction monétaire structurellement instable, maintenue artificiellement en vie par la dette, la coercition réglementaire et l’aveuglement intéressé de ceux qui en tirent profit.
Ce n’est plus une opinion.
È un trajectoire historique verrouillée.
Une monnaie sans fondement politique : une aberration durablement instable
Aucune monnaie ne peut survivre à long terme sans :
- une autorité politique souveraine,
- un budget central légitime,
- une responsabilité démocratique explicite,
- une solidarité assumée entre contribuables.
L’euro ne repose sur aucun de ces piliers.
Il agrège artificiellement des économies hétérogènes — industrielles, rentières, exportatrices, déficitaires — sous un taux unique, une politique monétaire uniforme et des règles théoriquement strictes… systématiquement violées.
Cette architecture n’est pas imparfaite.
È contre-nature.
Déjà, Jacques Rueff avertissait :
« L’inflation est l’impôt le plus injuste, car il frappe d’abord ceux qui n’ont aucun moyen de s’en protéger. »
L’euro institutionnalise précisément cet impôt invisible.
Une fuite en avant chiffrée, mesurable, documentée
Les données racontent une histoire limpide :
- Dette publique moyenne zone euro : ~90 % du PIB
- Italie : ~140 %
- France : ~112 %
- Bilan BCE : de 1 200 milliards € (2007) à plus de 7 500 milliards €
- Déséquilibres TARGET2 : > 1 100 milliards € pour l’Allemagne
Il ne s’agit pas d’un cycle conjoncturel.
Il s’agit d’une banqueroute progressive masquée, rendue possible par :
- la création monétaire massive,
- la manipulation des taux,
- la répression de l’épargne,
- le transfert silencieux des risques vers les citoyens.
Rueff l’avait formulé sans détour :
«Il deficit di bilancio è la forma moderna di bancarotta.»
L’euro n’a pas éliminé les crises.
Il les a fusionnées, dissimulées, puis amplifiées.
La BCE : une autorité monétaire devenue pouvoir politique
La Banque centrale européenne n’est plus un arbitre technique.
Si tratta di un centre de pouvoir non élu qui :
- décide des conditions de survie des États,
- fixe le prix du temps (les taux) pour 450 millions de personnes,
- redistribue la richesse par l’inflation,
- suspend ou applique les règles selon l’urgence politique.
Une monnaie qui ne tient que par :
- des taux réels négatifs,
- des rachats permanents de dettes,
- des “exceptions temporaires” devenues permanentes,
n’est plus une monnaie saine.
Si tratta di un instrument de gestion de crise permanente.
L’euro comme outil disciplinaire, non comme monnaie d’échange
L’euro n’est plus un projet de prospérité commune.
Si tratta di un outil de contrainte :
- austérité pour les peuples,
- inflation pour les épargnants,
- dépendance pour les États,
- impunité pour les grandes structures financières.
La souveraineté budgétaire est devenue théorique.
La souveraineté monétaire a disparu.
Et quand une monnaie sert à contraindre plutôt qu’à échanger, elle finit toujours par être rejetée.
Le grand déni des financiers de l’euro fiat
Il faut nommer les responsables silencieux :
une partie du monde financier vit, prospère e s’engraisse sur l’euro fiat.
Banques, fonds, desks de trading, structures de produits dérivés, vendeurs de dette souveraine, ingénieurs financiers de l’instabilité organisée.
Leur intérêt n’est pas la stabilité.
Leur intérêt est la volatilité contrôlée, la dette perpétuelle, les spreads, les commissions, les produits “innovants” adossés à une monnaie fondamentalement fragile.
Ils savent :
- que les dettes ne seront jamais remboursées,
- que les bilans sont fictifs,
- que les promesses sont intenables.
Mais tant que :
- la BCE fournit la liquidité,
- les États garantissent implicitement,
- les pertes sont socialisées,
le système peut continuer… au bénéfice de quelques-uns.
Leur déni n’est pas idéologique.
È financier.
Ce sont les derniers à vouloir voir la fin de l’euro, car ils savent qu’elle emportera avec elle :
- des montagnes de produits toxiques,
- des valorisations artificielles,
- des rentes construites sur la monnaie faible.
Comment l’euro disparaîtra réellement
Pas par un débat démocratique.
Pas par une réforme institutionnelle.
Ma da :
- une crise obligataire incontrôlable,
- une rupture Nord-Sud définitive,
- un'improvvisa perdita di fiducia,
- ou une sortie unilatérale imposée par la réalité.
Les grandes monnaies artificielles ne meurent jamais par décision.
Elles meurent par épuisement de la crédibilité.
Conclusion – La monnaie ment. La réalité finit toujours par parler.
L'euro non sarà salvato.
Sarà abbandonato, comme toutes les constructions monétaires qui ont voulu ignorer les lois économiques fondamentales.
Ce ne sont pas les peuples qui l’enterreront en premier.
Ce sera la réalité.
Jacques Rueff l’avait compris :
on peut tricher longtemps avec la monnaie — mais jamais indéfiniment.
L'euro non è inevitabile.
Sa disparition n’est pas une hypothèse.
È un certitude historique.
La seule question désormais n’est plus si,
ma qui se sera préparé…
e qui paiera la facture finale.
Conseil simple et sans détour : débarrassez-vous tant qu’il est encore temps de cette monnaie de singe — qu’elle soit détenue en liquidités, en produits financiers ou en assurances-vie libellées en euro. Réduisez votre exposition avant que la sortie ne se referme.
La seule protection crédible du capital dans un système monétaire en fin de cycle reste hors promesse, hors intermédiaire et hors bilan bancaire : les métaux précieux physiques. L’or et l’argent métal. Rien d’autre.
Du physique réel, détenu directement, chez vous ou en dehors du système bancaire. Pas de produits papier. Pas de “solutions structurées”. Pas de mirages financiers.
Vous ne voulez pas changer votre trajectoire ? Libre à vous.
Mais qu’il n’y ait aucun doute : vous aurez été avertis.
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